.: my computer is green
Alors que l’Europe tente d’imposer la mise en place de directives sur la gestion de ces e-déchets (les DEEE), une grande partie de ces équipements envoyés pour réutilisation en Afrique, cacherait une bien belle mascarade: Selon un rapport du Basel Action NetWork Sur les 500 containers envoyés chaque mois au Nigeria (sous forme de dons ou destiné a être revendu sur le marché local), jusqu’à 75% seraient des déchets non-réparables. N’ayant pas les moyens de renvoyer les cadeaux aux bienfaiteurs, les heureux bénéficiaires seraient contraints, à thermes, de laisser ces produits aux bons soins de mère nature.
Pour résumer: Certains s’achètent une conscience en se complaisant dans l’illusion que leurs objets cassés feront le bonheur d’un ch’tit n’enfants nigérien, d’autres profitent des failles du système pour vider leur poubelles chez les pauvres, et tout le monde est bien trop avare pour financer un contrôle de la marchandise.. D’autres pays moins regardant sur la qualité, comme le Ghana, la Chine ou l’Inde «recyclent» ces déchets en les brulant, afin d’en extraire l’aluminium ou le cuivre revendu à deux dollars les cinq kilogrammes. Il va sans dire que ce procédé ne se fait pas sans entrainer quelques très légères conséquences sur l’environnement et la santé: nappe phréatique contaminée, eaux impropres à la consommation, terres chargées en plomb, en phtalates, en dioxines de chlore, ainsi que quelques gaz et autres fumées toxiques pouvant éventuellement provoquer des cancers, des perturbations sur le développement des organes génitaux, du cerveau et du système nerveux.
De plus, la batterie serait engluée dans une substance collante qui la soude au combiné, ce qui interdirait son remplacement et rendrait difficile la séparation des matériaux pour le recyclage. Notons également que les puces de mémoires utilisées dans ce type d’appareil ont une durée de vie limité à quelques milliers d’écritures. Le dernier classement des constructeurs les plus (ir)responsables selon Greenpeace placerait notre bonne vieille pomme à la 11è place sur 18. Sony Ericsson serait premier de classe et Nintendo titulaire du bonnet d’âne. Enfin bon, Recycler, c’est bien beau, mais il ne faut tout de même pas oublier l’essentiel: Produire! Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université des Nations Unies de Tokyo, la production d’une puce de 32Mo de mémoire impliquerait l’usage de 32 litres d’eau, 1,6kg de combustibles fossiles, 700g d’azote et 72 grammes de produits chimiques. Que ne ferait-on pas pour avoir des fenêtres transparentes a l’écran ;) Voir aussi:
My computer is green (2007) Que faire de son vieux mac une fois démodé ? Que faire de son vieux proc une fois démodé ? Touch pas à mon iPod© Sources:
Exporting Harm The High-Tech Trashing of Asia Déchets d’équipements électriques et électroniques Basel Action NetWork: The Digital Dump, Exporting Re-use and Abuse to Africa Greenpeace: Chemical contamination at e-waste recycling and disposal sites in Accra and Korforidua, Ghana Greenpeace: Missed Call: iPhone’s hazardous chemicals 8e édition du guide pour une hi-tech responsable Chips with everything makes for a hi-tech mess La minute écolo vous a été offerte avé l’aimable collaboration de PCinpact, Greenpeace et Basel Action NetWork. |
Selon
90% des donateurs seraient d’origine Européenne et Américaine. Ces exportateurs profiteraient d’un manque de règlementations: aucun contrôle de la marchandise n’est exigé et/ou effectué pour pour raisons de coûts.
Alors, pour quand le iPhone© et le iPod© de Peupeul™ disponibles gratuitement dans toutes les bonnes décharges Nigériennes ? 